Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Eternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.
Ame sentinelle,
Murmurons l’aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.
Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s’exhale
Sans qu’on dise : enfin.
Là pas d’espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.
Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Eternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.
Arthur Rimbaud, Derniers vers
Butterfly Maiden ~ Transformation: "Vous vivez actuellement d'énormes changements, ce qui apporte une grande bénédiction."
Message de Butterfly Maiden : « Au fur et à mesure que vous traversez cette période de changement, il est naturel que vous vous demandiez si votre avenir est sûr. Je suis ici pour vous assurer que vous faites partie des cycles de naissance, de mort et de renaissance de la nature. Pour apporter la nouveauté que vous désirez, vous devez d'abord laisser les anciennes parties de votre vie s'effondrer. Ces changements sont à célébrer, pas à craindre. Rendez grâce pour cette perte de l'ancien ! Embrassez toutes les leçons qu'il a apportées, puis laissez-le aller ! Soyez étourdi d'excitation à la nouveauté des cadeaux qui vous sont maintenant accordés, et laissez leur magie vous surprendre et vous ravir.
À propos de Butterfly Maiden : Butterfly Maiden est un Kachina (esprit) amérindien Hopi qui veille à ce que les récoltes donnent des récoltes saines et abondantes. C'est une déesse du printemps qui nous aide à nous échapper de toute situation de cocon qui nous piège ou entrave notre croissance ou notre joie. Si vous vous sentez coincé, c'est une déesse merveilleuse à invoquer pendant le processus d'émergence. Elle vous guidera également dans les transitions de la vie et vous aidera à écarter vos vents ! »*
6 mois, c'est l'âge de 2021 !
Ne serait-il pas judicieux de nous questionner :
Sommes-nous allés à l'essentiel, quoiqu'il ait pu se passer ?
Avons-nous mis notre force d'être en exil ?
Par quelle initiation sommes-nous passés ?
Avons-nous laissé notre égo nous étouffer au point d'en perdre toute puissance au profit d'un pouvoir illusoire ?
Et de point d' ? en point d'? Nous pourrons faire jaillir notre autonomie à la grâce de notre res-ponsabilité.
En ce début d'été
si nous prenions rendez-vous
avec nous-même ?
Pour un été de joyeuses introspections
si nous laissions éclore de nouvelles questions
derrière le voile de nous-même ?
Incarner ou ancrer ?
n'induit aucune fixité, car
notre essence est sans cesse en mouvement
Puis-je larguer les amarres
Sans lever l'ancre ou trancher la corde ?
Lorsque nous avons aimé, vraiment,
le lien perdure-t'il
au-delà de tout ce qui peut advenir ?
F.O.F.
" L'important n'est pas de vouloir à tout prix formuler les réponses mais beaucoup plus de savoir trouver les bonnes questions." Hubert Reeves
La peur de l'inconnu reste primaire, ancestrale... Comment être certain de ne pas se faire attaquer par un prédateur en sortant de la caverne ?
Elle est un phénomène partagé chez les humains. La recherche de sécurité est prioritaire, l'instinct de préservation est présent dans nos gènes et l'inconnu effraie de par tous les dangers qu'il peut receler.
Cette peur intervient même à des moments dits de bonheur, comme l'instant où l'on se lance dans une union ou dans une nouvelle étape de sa vie.
L'enthousiasme ne peut occulter totalement cette peur tapie en souterrain.
"La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu". Cioran
Polina Semionova & Igor Zelensky - Scheherazade
Il n'est pas de désespoir dont on ne puisse sortir
Quand votre être authentique traverse ce passage, les Ami(e)s, le Temps, la Nature sont ces Anges qui accompagnent la guérison
Soyez patient, le jour viendra
Un matin, vous vous lèverez de bon-heur
Vous remercierez d'être en vie... d'aimer la vie
Vous saurez qu' "aimer et être aimé"... c'est possible... enfin
La vie aura la saveur et le parfum de ce qui a toujours été essentiel pour vous.
Vous ramasserez dans la poussière, les valeurs écrasés de vos pieds par une danse sinistre.
Croyez-moi, si vous le voulez... vous le pouvez !
Si vous avez fait le boulot, si vous avez eu le courage, la force, la détermination et l'honnêteté de faire face à la vérité de vous-même
Alors
Au bout de la piscine... le grand plongeon dans l'Océan... Un Océan de Vie et d'Amour
Savourez la préparation à ce qu'il y a de plus Grand
Et allez-y, plongez !
F.O.F.
Ceci est un pincement dans le cœur.
Une palpitation sur le bord des tempes. Un goût salé dans la gorge. Une rage au ventre qui nous condamne à la culpabilité.
« Mais bon sang, c’est ça que j’aurais dû faire ! C’est ainsi que j’aurais dû agir ! ».
Combien de fois nous sommes-nous dit que nous aurions pu prévoir les choses autrement ? Combien de fois nous nous en sommes voulus de ne pas avoir su anticiper ? De ne pas avoir endigué ce qui pourtant était là, tapis dans l’ombre ?
On a souvent l’impression que les choses répondent à une chorégraphie qu’il ne tient qu’à nous de maitriser.
Alors quand on n’y parvient pas, on s’enroule dans un « si seulement » coupable. Mais est-ce si juste ? Est-ce de cette manière que nos vies s’agencent ?
L’enjeu n’est pas de dissoudre notre responsabilité mais plutôt de considérer ce que Bergson appelle « l’illusion rétrospective ».
Elle consiste à ne pas percevoir le nouveau comme radicalement nouveau, mais plutôt comme contenu en préfiguration dans l’ancien. Elle nous conduit à identifier « après coup », dans le passé, ce qui a rendu le présent possible.
Elle est le triomphe du « j’aurais dû ». Or, chez Bergson, un tel raisonnement est bel et bien une illusion, car à l’instant où on vit le présent, on est incapable d’avoir ce recul.
Cette analyse de « l’après coup », n’est rien d’autre que le fruit d’une reconstruction, d’un récit qu’on met en place une fois la tempête passée.
L’inédit reste inédit, impossible à prévoir totalement.
On aurait sans doute pu être plus pertinent, plus courageux, plus élégant, plus rapide, plus fort, mais la plupart du temps, on a surtout fait ce qu’on pouvait. Du mieux qu’on pouvait.
Peut-être pouvons-nous laisser les illusions de côté, pour laisser au présent toute son intensité.
Je vous souhaite une journée où les pincements du cœur se mettent à fleurir d’indulgence.
Marie Robert.
Un immense cœur rouge flotte dans l’air. Il est suspendu à l’aide d’un gigantesque ruban doré. Sans la moindre aspérité, éternellement neuve, cette sculpture alliant démesure, kitsch et perfection technique est chargée d’innocence et de séduction.
Hanging Heart (Red/Gold) fait partie de la série Celebration, ode au plaisir et à l’enfance. Selon Jeff Koons, « l’enfance est ce territoire où l’on accepte et apprécie les choses pour ce qu’elles sont ». Cette approche, fondée sur le jeu et la joie, façonne le rapport entre l’œuvre et le spectateur ainsi que la relation entre les œuvres. Se dessine une approche hédoniste de l’histoire de l’art : « L’histoire de l’art est devenue intéressante pour moi quand je me suis aperçu qu’il s’agissait d’une question de joie, et non d’un rang parmi d’autres dans la hiérarchie de l’information », affirme l’artiste.
Œuvre phare de la Collection Pinault, Hanging Heart (Red/Gold) a été présentée pour la première fois en 2006 lors de l’exposition « Where Are We Going? » à Palazzo Grassi à Venise.
JEFF KOONS, HANGING HEART (RED/GOLD), 1994-2006
La Saint-Jean c’est le moment de faire les comptes de notre compétence aux joies charnelles
Comment unir le Ciel et la Terre ? Comment incarner son âme jusque dans l’amour humain et sexuel ?
Sujet chaud ! J’en parle sûrement demain avec Liane Foly pour notre LIVE Spécial "Anges & Spiritualité"
Rendez-vous à 19h ce Vendredi 25 juin sur le compte Instagram de @lianefoly !
Crédit calligraphie @luctemplier
Une réflexion sur le désir et la rencontre avec l'autre, dans la société actuelle que l'auteur nomme la "société de la fatigue". .../... toute chose ont annihilé le désir et paralysé la pensée.
Pour lui, chacun ne voit plus que son propre reflet dans un "enfer de l'identique".
Saturés de connexions, sommés d'être libres, comptables de l'amour et entrepreneurs de nous-mêmes, nous sommes épuisés par la société de la performance.
Ayant perdu la faculté de désirer, le sujet contemporain, tel un personnage du best-seller 50 nuances de Grey, ne voit plus dans le monde que son propre reflet.
C'est l'« enfer de l'identique », cette aporie née d'une jouissance pauvre qui rapporte tout à soi, au moindre coût.
Comment résister à cette mort programmée du désir ?
Dans Melancholia de Lars von Trier Justine est sauvée par l'irruption de l'« autre ». Marsile Ficin, lui, chante l'amour qui blesse et qui métamorphose.
Le texte acéré de Byung-Chul Han est d'une justesse vivifiante. « Le désir de l'autre cède la place au confort du même. »
Byung-Chul Han
La douceur naît
De la lumière de l'âme
De la force des ombres
F.O.F.
@ Artiste peintre - Henri Lebasque. (1865 - 1937)
Wladyslaw Theodore Benda (1873-1948)
Les années se suivent et ne se ressemblent pas
Point de coccinelle en 2020, une belle colonie de vacances en 2021 !
Et ça continue
Encore et encore
Et ça continue
Toujours plus fort
(Francis Cabrel)
C'est avec un regard neuf que tu dois envisager l'avenir
Regarde toujours vers la lumière
L'ombre est derriere toi
F.O.F. "Sans point ni virgule"
"J'écoute le vent, il efface mes traces.
Le vent qui ne se souvient de rien
et ne comprend ce qu'il fait ni ne s'en inquiète
mais ce qui est beau à écouter
le vent doux,
doux comme l'oubli..."
___________________ Pär Lagervist _
Prix Nobel de littérature en 1951
Qu’elle est ta plus belle qualité ?
Ma plus belle qualité, c’est la vulnérabilité. C’est cette capacité à baisser toutes mes barrières. C’est un peu comme se mettre à nu en restant habillé. C’est être capable de le verbaliser quand ça ne va pas, mais surtout de déployer cette puissance que j’ai à l’intérieur de moi, que je cache depuis des dizaines et des dizaines d’années… Maintenant, je choisis la puissance de la vulnérabilité. Je choisis de la montrer.
Pour moi, la vulnérabilité, c’est désapprendre, se déprogrammer. C’est ne pas vouloir avoir raison à tout prix. C’est choisir la liberté. C’est détruire et décréer ce que l’on croyait savoir, ce que l’on croyait être la vérité. C’est voir ce qui est là, sans jugement, sans séparation.
À partir de maintenant, qu’est-ce que je veux choisir pour moi ?
Ça prend beaucoup de courage et de vulnérabilité pour se poser cette question.
MERCI à Karine Champagne
« L’indulgence, la bonté, la charité sont des aspects de l’amour, mais le véritable amour, on ne le connaît pas encore. Il concerne l’être tout entier, et seul celui qui travaille à développer harmonieusement son intellect, son cœur et sa volonté, peut connaître l’amour, sentir l’amour, vivre l’amour et donner l’amour.
Le véritable amour est un état de conscience, le plus élevé que puisse atteindre un être humain. C’est la conscience divine dans sa plénitude. Celui qui est touché ne serait-ce qu’un court instant par cet amour tombe presque foudroyé. »
« Les Anciens savaient pénétrer les secrets de la nature : ils s’arrêtaient près d’une source, par exemple, et restaient là longtemps à la regarder couler, vive, limpide, fraîche, et à écouter son murmure. Peu à peu ils entraient ainsi en contact avec l’âme de l’eau, l’âme de la source. Et ils faisaient de même avec le feu, le ciel, les arbres : ils écoutaient, ils contemplaient.
Et vous aussi, vous devez devenir attentifs au langage de la nature. Même si vous avez l’impression de ne rien comprendre, cela n’a pas d’importance : l’important, c’est de vous ouvrir, car vous préparez ainsi les centres subtils qui vous mettront un jour en contact avec la vie de la nature. » O.M.A.
"La Conscience ne s'éveille qu'à partir de notre corps (sensibilité).
Tant que notre corps est un étranger pour nous, point de conscience. La conscience est organique.
L'intellect nous raconte beaucoup d'histoires. Il peut prouver qu'une tasse bleue est verte. L'intellect n'est pas l'intelligence.
Si l'on veut élargir la conscience, il faut raffiner les sens. De l'importance des sens pour une quête de sens !"
"Tant que vous ne savez pas ce que vous ressentez, vous pouvez vous raconter tout ce que vous voulez ! "
Arouna Lipschitz. (2008 - 2012 - 2015 - 2018)
« Devenir vivant, c’est s’éveiller aux manifestations infinies de la vie autour de nous, saluer les personnes que nous rencontrons, voir en elles l’étincelle de vie, les remercier pour tout ce qu’elles nous donnent ou font pour nous, et quelquefois sans même que nous le sachions.
Devenir vivant, c’est toujours s’émerveiller, c’est toujours voir les êtres et les choses comme si c’était la première fois. Oui, c’est cela devenir vivant de la vie. C’est à nous d’entretenir une relation consciente avec toutes les meilleures manifestations de la vie. » O.M.A.
Ceci n’est pas une répétition.
Il y a quelques mois déjà, j’avais partagé ce texte ici-même.
Mais hier, en rangeant un de mes innombrables cahiers, la feuille sur laquelle je l’avais recopié au stylo noir est tombée, je me suis penchée pour la ramasser et la glisser au bon endroit.
Quelques minutes plus tard, cette même feuille, portée par le vent, s’est retrouvée sur mon clavier d’ordinateur.
Certains parleront de signe, d’autres de hasard, moi, comme toujours, j’ai envie de parler d’amour.
Ce texte, je n’arrive pas à le lire jusqu’au bout et pourtant, il condense tout ce qui me donne la force de vivre chaque jour.
Une rage infatigable qui n’a de sens qu’à travers la perspective d’une extinction. C’est l’extrême intensité des gouffres lorsqu’ils se conjuguent aux sommets.
L’impossible séparation. L’insupportable déchirure. L’intolérable perte. Je ne sais pas ce qui me conduit à avoir toujours dans un recoin de l’esprit cette douloureuse litanie. Peut-être au fond, est-ce parce que je sais que tout le reste est anecdote.
« Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans. Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais.
Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien.
La nuit je vois parfois la silhouette d'un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme.
C'est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres. J'entends la voix de Kathleen Ferrier qui chante "Die Welt ist leer, Ich will nicht leben mehr" et je me réveille. Je guette ton souffle, ma main t'effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble. »
- Lettre à D., Histoire d’un amour, André Gorz.
Je vous souhaite une journée où vos amours sont éternels et où les feuilles s’envolent pour nous le rappeler.
Marie Robert
"Ne rien prévoir sinon l'imprévisible.
Ne rien attendre sinon l'inattendu."
Christian Bobin.
@ Henri Charles Manguin
En dehors de toutes considérations symboliques.
Savoir garder sa place, en toutes circonstances, permet d'être cohérent... et de ne pas se laisser déborder !
Pas si facile de préserver et affirmer ses valeurs !
Question à se poser : Qu'est-ce qui en nous, peut être blessé et donner prise à la critique... Il est intéressant de chercher cela !
L’émotion est le plus important pour la photographie en "noir et blanc."
Quand la couleur est absente, on distingue tout un arc-en-ciel de blanc, de gris, de noir !
On capture des sentiments, des moments uniques...
Dans l'ombre et la lumière des êtres, des objets qui crèvent l'écran et touchent notre âme...
(Gratitude et admiration pour ces photographes. Je ne connais pas l'identité de tous mais que je veux les honorer, ici...)
"Il est des parcelles de lieux où l'âme rare subitement exulte. Alentour ce n'est qu'espace indifférent.
Du sol glacé elle s'élève, déploie tel un chant sa fourrure, pour protéger ce qui la bouleverse, l'ôter de la vue du froid"
- René Char
Ciel après l'orage...
"il y a, dans cette part de la symphonie de la nature que nous percevons, une dimension émotionnelle et esthétique profonde."
Les champs mêlés de la Terre et de l'Humanité. Jean-Claude Ameisen.
« Vous avez tous vécu quelques moments de joie, de bonheur…
Alors, recherchez ces moments.
Même s’il n’y en a eu que trois ou quatre dans votre existence, ou seulement un, revenez-y souvent, rappelez-vous le lieu, les circonstances, les personnes…
Efforcez-vous de retrouver les mêmes pensées, les mêmes sentiments, les mêmes sensations. Peu à peu, vous aurez l’impression de vivre à nouveau ces états avec la même intensité que s’ils vous étaient donnés, là, maintenant, réellement, pour la première fois.
L’essentiel n’est jamais dans ce qui vous vient de l’extérieur, mais dans ce que vous ressentez intérieurement.
Recherchez donc tous les moments où vous avez compris, senti la beauté, le sens de la vie.
Que tous ces moments soient à votre disposition pour les jours où vous en aurez besoin. Là encore vous possédez une méthode de travail.
Et faites même en sorte que, parmi ces souvenirs, vous puissiez avoir le choix. Car de la même façon que, suivant les circonstances, telle ou telle musique s’accorde mieux avec votre état intérieur, tel souvenir vous aidera et vous apportera plus qu’un autre ce dont vous avez besoin pour le moment. » O.M.A.
Le ciel
Un grand vertige
Le soleil
Le maître des couleurs
Vers l'Orient, à l'extrémité nord de la lueur crépusculaire, tout près de l' horizon, dans un milieu limpide, bleu, sombre, éblouissant, mélange ineffable de perle, de saphir et d' ombre, Vénus resplendissait, et son rayonnement magnifique versait sur les champs et les bois confusément entrevus une sérénité, une grâce et une mélancolie inexprimables.
C'était comme un œil céleste amoureusement ouvert sur ce beau paysage endormi.
Le Rhin, lettres à un ami - Victor Hugo
(Agapanthe, aquarelle - Cécile Hudrisier)
La lucidité, nous dit René Char, certes fait mal mais elle est un bien indispensable à notre intégrité en ce monde et les rayons de lumières du soleil sont autant de symboles de cette intégrité noble.
Il n'existe pas d' "intelligence" artificielle.
La racine de l'intelligence, son centre invisible à partir de quoi tout rayonne, c'est l'amour.
On n'a jamais vu et on ne verra jamais d' "amour artificiel".
Christian Bovin - La nuit du coeur
Partie loin
Vers la ligne d'horizon
L'Océan a englouti
Mon chagrin
Une part de moi
N'est pas revenue
Elle ondule
Parmi les poissons
Dans l'univers mystérieux des ondes
F.O.F.
" Un jour, oh un jour, le corbeau deviendra blanc […], on trouvera le miel dans la fleur du cactus, on fera une couche avec les branches de l’acacia, oh, un jour, il n’y aura plus de venin dans la bouche du serpent, et les balles des fusils ne porteront plus la mort. "
J.M.G. Le Clézio
Fleurs de Cactus.
"Les livres aimés sont des moulins à prières. L'œil passe sur le titre et en fait tourner les ailes. ./. Le cœur devient aventureux quand il se fait transparent à l'évènement non spectaculaire de vivre, d'être vivant, là, maintenant, dans l'antichambre de l'éternel.
Le cœur est ce petit avion dont un enfant remonte l'hélice puis qu'il regarde voler sur quelques mètres.
Les livres sont des maisons de poupées. La nuit, une minuscule ampoule fait briller leurs fenêtres de papier. "
Christian Bobin - La nuit du cœur
Après quelque temps,
Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.
Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.
Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…
Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.
Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.
Après un certain temps,
Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.
Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.
Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.
Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.
Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.
Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.
Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.
Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.
Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…
Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.
Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.
Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…
Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.
Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.
Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.
Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.
Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.
Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.
Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.
Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance!
Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.
Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…
Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…
Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…
Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.
Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…
Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !
C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !
Jorge Luis Borges
Tout commence par un désir
Tout commence par un rêve
Tout commence par une rencontre
Tout commence et finit par l'Amour
F.O.F.
« Les hommes, les femmes entrent insouciants dans une liaison ou dans le mariage en s’imaginant que tout va être facile, léger, plaisant, et puis peu à peu ils commencent à se sentir coincés. Et alors voilà les discussions, les chamailleries, jusqu’à ce qu’ils comprennent que pour rétablir la situation, il faut faire des efforts, s’oublier un peu pour penser à l’autre.
Ce qu’ils prenaient pour une récréation est en réalité une école, où commence à se faire cet apprentissage le plus important pour chaque être humain : l’élargissement de la conscience. Vous vous demandez en quoi consiste cet élargissement de la conscience ? Il consiste à sortir de son petit moi limité pour entrer dans l’immense communauté des êtres. »
KHALIL GIBRAN - La Beauté
Et un poète dit, Parle-nous de la Beauté.
Et il répondit :
Où chercherez-vous la beauté et comment la trouverez-vous, si elle n'est elle-même votre chemin et votre guide ?
Et comment parlerez-vous d'elle, si elle n'est le fil qui tisse vos paroles ?
Les affligés et les stigmatisés disent, "La beauté est bonne et douce.
- Comme une jeune mère intimidée par sa propre gloire, elle passe parmi nous."
Et les passionnés disent, "Non, la beauté procède de la puissance et de la terreur.
- Comme la tempête elle secoue la terre sous nos pieds, et le ciel au-dessus de nos têtes."
Et les fatigués et les las disent, "La beauté est faite de doux murmures. Elle parle en notre esprit. Sa voix cède à nos silences, comme une lumière à peine visible qui vacille dans la peur de l'ombre."
Et les impétueux disent, "Nous l'avons entendu crier à travers les montagnes, et avec ses cris viennent le bruit des sabots, et le battement des ailes et le rugissement des lions."
La nuit, les veilleurs de nos cités disent, "La beauté se lèvera à l'est, avec l'aurore."
Et à midi, les travailleurs et les voyageurs disent, "Nous l'avons vu se pencher sur la terre des fenêtres du couchant."
En hiver, ceux qui sont enneigés disent, "Elle viendra avec le printemps, bondissant sur les collines."
Et dans la chaleur de l'été les moissonneurs disent, "Nous l'avons aperçue dansant avec les feuilles de l'automne, avec des flocons de neige dans ses cheveux."
Toutes ces choses, vous les avez dites de la beauté,
Cependant, en vérité, vous ne parlez pas d'elle, mais de vos besoins insatisfaits,
Et la beauté n'est pas un besoin, mais une extase.
Elle n'est pas une bouche assoiffée, ni une main vide et tendue,
Mais plutôt un cœur embrasé et une âme enchantée.
Elle n'est pas l'image que vous voudriez voir ni le chant que vous voudriez entendre,
Mais plutôt une image que vous voyez bien que vous fermiez vos yeux, et un chant que vous entendez quand bien même vous bouchez vos oreilles.
Elle n'est pas la sève sous l'écorce desséchée, ni une aile attachée à une serre,
Mais plutôt un jardin pour toujours épanoui et une nuée d'anges à jamais en vol.
Peuple d'Orphalese, la beauté est la vie quand la vie dévoile sa face sacrée.
Mais vous êtes la vie et vous êtes le voile.
La beauté est l'éternité se contemplant dans un miroir.
Mais vous êtes l'éternité et vous êtes le miroir.
«La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le goût à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas.
La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer.
Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix.
Et vivre.
En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes vraiment.»
Alexandra Julien
Belle soirée dans une volute de douceur et de grâce... Soyez heureux, même un instant !
Bonne Fête à toutes les "Mère-veilles" du monde
"La Bonté en parole amène la Confiance
La Bonté en pensée amène la Profondeur
La Bonté en donnant amène l'Amour."
Lao-tseu
"Je prie les oiseaux parce que je crois qu’ils porteront les messages de mon cœur vers les cieux.
Je prie les oiseaux parce que je crois en leur existence, en la façon dont leurs chants commencent et finissent la journée-invoquant et bénissant la Terre.
Je prie les oiseaux parce qu’ils me font penser à ce que j’aime et non à ce que je redoute.
Et à la fin de mes prières, ils m’enseignent comment écouter. "
Refuge de Terry Tempest Williams