Nos décisions, nos actes et nos rencontres ; ne seraient-ils pas influencés par nos blessures infantiles, narcissiques ; oubliées, occultées et en apparence guéries ?
@ Photographe : Antonio Mora
« Lorsque vous voulez vous détendre, surveillez particulièrement vos mains car, alors que vous pensez être détendu, souvent vos mains sont encore crispées. Les mains expriment plus que toute autre partie du corps notre état intérieur. Regardez comment les gens agitent leurs mains quand ils parlent… Et même lorsqu’ils ne parlent pas, ils les croisent, les décroisent, manipulent des objets sans aucune nécessité, se grattent, griffonnent, pianotent. Immobiliser et détendre les mains est une des choses parmi les plus difficiles. C’est pourquoi observez bien vos mains : si vous arrivez à les détendre elles aussi, vous sentirez un bien-être se communiquer jusqu’à votre plexus solaire. » O.M.A.
Pourquoi "Dieu" a-t-il fait l'homme jardinier ?
C'est parce qu'il savait qu'au jardin, la moitié du travail se fait à genoux.
Rudyard Kipling
Je t’aime par les chemins noirs comme ceux-là qui n’ont demeure
Et qui marchent toute la nuit toute part à se dépenser
J’inscris ton nom sur tous les murs qu’avec moi mon amour ne meurt
Qu’ils soient mémoire à mon murmure et preuve par où j’ai passé
Où j’ai perdu mon ombre humaine où j’ai mêlé vivre et mes rêves
Où j’ai pris ta main dans ma paume et croisé tes pas de mes pas
Tant qu’enfin le temps qui se lève ainsi qu’un parfum parachève
L’aube de nous dont la merveille est que nous ne la verrons pas
Je t’aime au-delà de mon âme au-delà des soirs et des jours
M’entends-tu quand je dis je t’aime à t'enlacer à t’en lasser
Je suis la faim que rien ne comble et la soif que rien ne secourt
Et pas un instant de ma chair assez ne t'aura caressée
Je t’aime au-delà d’être un homme au-delà de toucher et voir
Au-delà des mots qui me font au profond du cœur ce grand bruit
Au-delà même du vertige où tes yeux m’étaient seuls miroirs
Je t’aime au-delà de moi-même où même t’aimer me détruit
Je t’aime comme d’épouvante et comme de mon ventre ouvert
Je ne suis que le cri terrible où tu t’éloignes de ma plaie
L’arrachement de ta présence et le péril de ton désert
O toi mon éternel partir toujours de moi qui t’en allai
Louis Aragon
Dans le doute du Jeu suprême
À n'entr'ouvrir comme un blasphème
Qu'absence éternelle de lit.
Cet unanime blanc conflit
D'une guirlande avec la même,
Enfui contre la vitre blême
Flotte plus qu'il n'ensevelit.
Mais chez qui du rêve se dore
Tristement dort une mandore
Au creux néant musicien
Telle que vers quelque fenêtre
Selon nul ventre que le sien,
Filial on aurait pu naître.
Stéphane Mallarmé.
Baiser du corps
Baiser de l'âme
Baiser de l'esprit
Une difficulté naît ?
Souvenez-vous de ce lieu.
Souvenez-vous de cet instant.
Souvenez-vous du contexte.